Vivre des moments difficiles, aller creuser dans les profondeurs de son être, faire son travail d’analyse avec un psy* (je vous laisse choisir celui que vous voulez !), sont des étapes obligées vers l’Amour selon Arouna. J’aime à penser que cet épisode de ma vie est une étape vers du mieux, une invitation à m’accepter, une invitation à aimer.

Le travail c’est la vie

Au début de ma carrière professionnelle mon travail c’était toute ma vie. Je n’avais pas d’activités en dehors, mes amis étaient mes collègues, ma passion c’était le transport de marchandises dans des containers… aujourd’hui rien que de l’écrire je trouve cela un peu triste… pourtant je m’en souviens comme de belles années, avec de belles rencontres et des challenges tous les jours, sans routine quotidienne. Les souvenirs idéalisent sans doute, mais surtout, j’avais une vingtaine d’années avec l’énergie que la jeunesse apporte et une phénoménale capacité d’apprendre et de faire.

Une dizaine d’années et quelques changements de postes plus tard, je me suis rendue compte que je n’apprenais plus grand chose, que monter en hiérarchie ne me correspondait pas, et que faire les mêmes tâches quotidiennement était une entrave complète à ma liberté d’être. Alors oui, j’ai commencé dans une PME et j’ai ensuite travaillé dans des multinationales, avec une plus grande ségrégation des départements. Mais ce n’est pas tout. En restant plus de 10 ans dans le même domaine, je suis rapidement arrivée à la conclusion que malgré quelques petites différences liées à l’entreprise, le reste c’est du pareil au même….

Au fil du temps j’ai découvert ma véritable passion: apprendre!

Sauf que voilà, les entreprises cherchent des employés qui savent faire, qui ont de l’expérience dans leur domaine … et pour moi cela revient à postuler là où je n’apprendrais plus rien de nouveau.

D’ailleurs c’est exactement ce que j’ai dit lors de mon dernier entretien d’embauche … qu’est-ce qui vous intéresse le plus dans ce poste? … l’entreprise, que je ne connais pas encore, et le fait que cela soit un CDD de 6 mois … ah … et sinon par rapport au poste en lui-même? … ce poste c’est un peu de mes 12 années d’expériences combinées, donc je sais faire, et moi ce que j’aime par-dessus tout c’est apprendre, ce qui ne sera pas le cas ici. Mais franchement, vous me prendriez dans votre département R&D alors que mon coeur de métier c’est la logistique? Je ne pense pas, alors tant que je n’ai pas d’autres sources de revenus, je postule dans ce que je sais faire 🙂 l’histoire ne dit pas encore si j’ai obtenu le job en question, affaire à suivre.* Mais au moins, j’ai été 100% moi-même et cela m’a fait du bien.

*En fait le CDD de 6 mois c’était pas pour moi … le poste qu’ils m’ont proposé c’était un CDI !! Mais j’en voulais pas moi d’un CDI … alors j’ai refusé. Eux ils voulaient que je vienne pour très longtemps ou pas du tout !

Je m’égare un peu… Ma dernière expérience professionnelle a été un véritable fiasco psychique pour moi. Je suis retournée derrière un bureau et des fichiers Excel à n’en plus finir, contrainte par les finances de mon compte en banque qui n’avaient pas fière allure. Très décidée à être complètement détachée émotionnellement de mon travail. Mais on ne se refait pas aussi facilement. Et là a commencé une véritable bataille interne entre le « je fais mon boulot du mieux que je peux, pour obtenir la reconnaissance, pour être passionnée par ce que je fais 8h par jour, etc… » et le « mais en fait ça ne m’intéresse pas du tout, pourquoi je suis là? Pourquoi je m’impose cela? » …

Inconsciemment au début bien sûr, chacune de ces deux facettes prenait le dessus tour à tour et me faisait vivre une girouette mentale à chaque nouveau jour qui passait. Clairement je n’avais pas atteint l’équilibre tant recherché entre ma vie personnelle et ma vie professionnelle! J’ai donc commencé à multiplier les activités en dehors du travail; formations en tout genre, praticienne en hypnose, cours de yoga, etc….

Waouh nickel … j’ai trouvé l’équilibre entre travail et passion! Avec les trajets, ma semaine de travail c’était 55h par semaine … et mes activités annexes représentaient facilement 25h de plus … 80h semaine … cherchez l’erreur … l’épuisement était proche, plus proche que prévu d’ailleurs…

Le burnout

Je me souviens être arrivée un matin, presque en état second. Je me suis assise à mon bureau, comme chaque jour j’ai ouvert mes emails, mes fichiers Excel, l’ERP de la société, et j’ai attendu. Je savais très bien ce que j’avais à faire, mais mon corps ne répondait plus. Impossible de répondre à un email, à un téléphone, ou même de lire les derniers chiffres à analyser. Comme une page blanche à l’intérieur de mon esprit, beaucoup de lumière, un reset total. 3 heures ont passé dans cet état. Puis une grande tristesse m’a envahie, j’avais juste envie de pleurer. Ce que je n’ai pas fait tout de suite ; il m’a fallu attendre plusieurs jours pour en être capable ! Pourquoi, moi si forte d’habitude, étais-je en train de m’effondrer intérieurement? … je suis rentrée chez moi. Je n’y suis jamais retournée. Seulement quelques semaines plus tard pour signer ma lettre de licenciement; un soulagement.

Un burn-out atypique selon mon médecin. Ah ça l’atypique j’ai l’habitude!

Oui parce qu’un burn-out en général c’est une implication importante dans l’entreprise, des heures à n’en plus finir, le stress causé par les demandes de la hiérarchie, des deadline à respecter … mais tout ça je ne l’avais pas ! Je n’ai jamais été occupée complètement dans mon activité. D’ailleurs je passais bien plus de temps sur internet et à boire des cafés par ennui.

Je n’ai pas tout de suite accepté le diagnostic. Burn-out ? Moi ? Tu rigoles ! J’suis bien trop forte pour ça ! J’ai commencé par deux semaines d’arrêt de travail. La seule chose dont j’étais sûre est que je ne voulais pas y retourner. Mais vraiment pas. Une hantise totale d’y aller. Et en même temps, une énorme fatigue. Alors j’ai tout arrêté, d’un coup : le boulot, mes rendez-vous d’hypnose, mes cours de psycho… A la fin de mon arrêt de travail, j’ai donc naturellement demandé à mon médecin de rallonger de deux semaines supplémentaires. Il a accepté à la seule condition que je commence un suivi avec une psychologue.

Et après?

Une psychologue ?? Pourquoi faire ? Franchement je voyais pas l’intérêt, encore moins la nécessité. Seul bénéfice que je voyais : ne pas avoir besoin de retourner au boulot. J’ai donc accepté sa proposition.

J’ai commencé les séances hebdomadaires au mois de Mai 2017. J’avoue que je suis allée à reculons au premier rendez-vous ! Qu’allait-il donc se passer ? Moi et ma façon plutôt différente et spirituelle de voir le monde, pourrais-je être moi-même ? Qu’est-ce que ça mange en hiver un psychologue ? …

En face de moi, une femme très ouverte sur la question de la spiritualité et de l’invisible. Du chamanisme et de la loi d’attraction. De la zébritude et de l’homosexualité. Les bases étaient bonnes. J’ai décidé de parler librement, d’être moi et d’en profiter pour faire un vrai travail. Mettre des mots sur mes émotions, mes expériences ; pour moi c’est le important pour décoder mes propres comportements et schémas. Avoir le support et l’aide d’un professionnel de la question est tout bonus.

Puis, tout naturellement mon suivi thérapeutique est arrivé à sa fin en Décembre.

Et à la fin je me rends compte que le terme de « burnout » n’est pas forcément le plus adapté, et alors ? L’important pour moi a été d’être capable de l’utiliser et de l’accepter pour sa vibration et sa part d’ombre.

2017 : Une année 1 exigeante qui m’a permis de me réunifier, d’aller voir en moi, de rassembler toutes mes pièces. Une année pour renoncer à ce qui nous ne convenait plus. A quoi ai-je renoncé? au confort financier du salariat pour la liberté de l’entreprenariat dans lequel je m’auto-accompagne en conscience.

Alors, cape ou pas cape ?!?

La Green Mandarine Letter

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