Parfois, les gens sont malades…Et parfois, certains plus souvent que d’autres…

Du petit rhume à la grosse maladie chronique, il y en a pour tous les goûts. On se plaint, on souffre. La maladie empêche de faire ce qu’on aime, ce qu’on avait prévu ou encore simplement d’être bien. Et nous voulons tous guérir… Oui ? À quel point ?

Ici, je ne nie pas la maladie comme étant une réalité. La maladie existe et elle a une raison : l’âme a mal et le dit. Entre chaque maladie et chaque malade, on pourrait sûrement trouver un lien psychosomatique – non, ce n’est pas un gros mot. Psychosomatique, de l’esprit (psycho) au corps (soma). J’ai lu quelque part que 70% des pathologies pourraient être soignées par une bonne thérapie. Je ne confirmerai ni les chiffres ni l’auteur. Mais, je reste convaincue que toute maladie a une racine subtile (émotionnelle, spirituelle, vibratoire… comme tu veux, tu l’appelles) qui se doit d’être adressée pour éviter la récidive, la rechute.

Ce n’est pas le sujet ici, mais je te conseille plusieurs lectures à la fin de l’article, si tu souhaites en savoir plus.

Ici, je me demande simplement pourquoi il y a des personnes qui s’en sortent vite et d’autres, pas. Pourquoi il y en a qui rechutent et d’autres, pas. J’ai décidé d’approfondir mon analyse en m’intéressant aux bénéfices secondaires.

Les bénéfices secondaires de la maladie

Mais qu’est-ce que c’est ? Les bénéfices secondaires sont ce que les gens gagnent indirectement à être malades. Par exemple, être malade nous permet d’attirer l’attention, la sympathie, la compassion de nos proches et de ceux qui nous entourent. On est borderline avec le Syndrome de Münchhausen.

On peut le constater notamment avec les jeunes enfants. Expérience personnelle de moi-même, faite sous le contrôle parental de mes parents :

Situation 1 – La fillette a de la fièvre. L’école appelle les parents pour les prévenir et ils viennent la chercher. La maman, attristée par la condition de sa fille, la couche sur le canapé, bien enrobée dans une jolie couette couverte de Mickey, devant ses dessins animés préférés. Le soir, elle lui prépare son plat préféré et la câline jusqu’à ce qu’elle s’endorme. Le lendemain matin, la fillette se plaint à sa maman qu’elle a chaud, mal à la tête. Les parents décident de la garder encore à la maison, même si la fièvre semble avoir baissé. Résultat : la fillette termine sa semaine à la maison, au chaud, entourée de ses parents. Expérience de vie retenue : lorsque j’ai de la fièvre, j’évite les trucs chiants et je suis chouchoutée.

Situation 2 – La fillette a de la fièvre. L’école appelle les parents pour les prévenir et ils viennent la chercher. La maman, voyant sa fille malade, lui passe un peu d’huile essentielle de bois de rose sous les pieds et l’envoie se coucher dans son lit avec un gant de toilette humide et une bouteille d’eau, car le sommeil et le repos sont les meilleurs remèdes. Le lendemain matin, la fillette demande à aller à l’école malgré la légère fièvre qu’elle a encore. Résultat : elle est à l’école, un peu groggy mais entourée de ses amis et en activité. Expérience de vie retenue : lorsque j’ai de la fièvre, je dois me reposer et dès que je peux, je reprends le cours de ma vie.

De la situation 1 à la situation 2, la fièvre est bien présente mais la perception de la maladie s’inscrit différemment chez l’enfant. D’une part, la maladie engendre des bénéfices secondaires alors autant être malade. D’autre part, la maladie n’engendre pas de bénéfices secondaires alors autant ne pas être malade. La fillette 1 jouera sur la maladie pour obtenir l’attention de ses proches et la fillette 2 refusera la maladie pour pouvoir profiter de sa vie. Et le temps de guérison de la 2 tendra à être plus court que celui de la 1.

Nota Bene : ceci est un exemple de vécu, pas une règle ou un conseil pédagogique à reproduire. J’invite simplement les parents à se questionner sur leur éducation, la gestion de la maladie et de faire au mieux, pour eux et leurs enfants. Car rien n’est que tout noir ou tout blanc. Ce qui va à un instant T n’ira pas forcément à un instant X.

Enfant, j’ai expérimenté la place de la fillette 1 et de la fillette 2 : un câlin quand j’ai mal et un coup de pied au cul quand je chouine. Et, c’est très bien comme ça : je suis capable de m’écouter, de me faire un bon grog devant la TV quand la maladie est là, mais aussi de la dépasser quand j’en ai besoin, en serrant les dents, ou dès que je me sens suffisamment d’aplomb.

Malades, et si on se posait des questions…

Qui n’a jamais simulé la maladie pour ne pas aller quelque part ou ne pas faire quelque chose ? Je me souviens, enfant, d’avoir essayé d’esquiver l’école en prétextant une fièvre. Ok ça n’a pas marché car mes parents préféraient m’y envoyer coûte que coûte, et ne venaient me chercher que lorsque la directrice le leur demandait.

Plus tard, adulte, j’ai encore utilisé la maladie comme prétexte d’absence ou de retard. Et là non plus, ça n’a pas été vraiment probant… Une fois, alors que je n’avais franchement pas envie d’aller au bureau, je me suis excusée à cause d’une gastro. Résultat : j’ai eu mon vendredi à la maison comme voulu et j’ai eu une intoxication alimentaire le dimanche. Pas de pot, me direz-vous. Moi, je dis juste que la vie m’apprend que la maladie n’est pas une bonne excuse, ce n’est pas un prétexte. Elle est là pour nous indiquer que nous nous sommes déséquilibrés, désalignés. Nous tombons malades.

Tombons. Ce n’est pas un choix conscient, c’est la conséquence d’autre chose.

Alors, lorsque l’on est malade et que l’on n’arrive pas à guérir, il est important de mettre à jour les mécanismes psychologiques inconscients qui sont en jeu et de commencer en se demandant : Qu’est-ce que j’y gagne ? Simplement, frontalement.

 

En répondant honnêtement à cette question, au-delà de la réaction primaire égotique du type victime sur la défensive « mais qu’est-ce que tu veux que j’y gagne, tu vois bien que je suis mal, que je souffre », il est fort probable que l’on découvre qu’au fond, nous ne sommes peut-être pas si pressés de nous prendre en main et de nous soigner car le rôle de victime dans lequel nous nous enfermons, nous apporte suffisamment de contreparties, considérées comme positives, qui peuvent compenser les désagréments résultant de la maladie elle-même.

Ainsi, l’attention et l’affection que l’on reçoit de nos proches peuvent nous détourner de la voie de la guérison.

La santé commence par le vouloir

« Mens Sana in corpore sano »

On comprend généralement que faire du sport, c’est bon pour le moral. Et si on voyait plus loin : un esprit sain dans un corps sain… Notre santé pourrait donc être la somme de notre état d’esprit et de notre état de corps.

La maladie, c’est la dégradation de l’homéostasie, un état de déséquilibre, et la guérison, c’est le retour à l’homéostasie, l’équilibre. Pas de bonne santé si notre corps va mal, pas de bonne santé si notre tête va mal.

La maladie n’est pas la solution pour obtenir de l’amour car, dans son essence, elle résulte d’un manque d’amour de soi.

1 Commentaire

  1. Christyn

    Bien vu Eloa.
    Aimons nous nous même en premier.

    Réponse

Laisser un commentaire

La Green Mandarine Letter

Viens chercher bonheur! Abonne-toi!

Merci!

%d blogueurs aiment cette page :